1 semaine – 1 style : L’Acid House

Dans 1 semaine – 1 style, familiarisez-vous tous les mercredis avec un genre bien particulier en découvrant son histoire, ses codes et ses références. Pour commencer en puissance, plongeons ensemble dans le monde de l’Acid House avec un voyage aux origines de la musique électronique !

En passant du statut d’effet de niche à celui de révolution culturelle, l’histoire de l’Acid House mérite vraiment que l’on s’y intéresse de près ! La genèse de ce genre rattaché à l’electro et la House nous emmène jusqu’à Chicago où, au milieu des 80’s, une poignée de DJ’s s’est mis à utilisé le son « Acid » du synthétiseur/séquenceur Roland TB-303.

A partir de là, cette sonorité d’un genre nouveau va réussir le pari de s’exporter outre-Atlantique pour arriver en Grande-Bretagne et en Europe par l’intermédiaire des raves parties, ces rassemblements underground autour de la musique électronique et indépendante. Le son de basse analogique du TB-303 est ce qui fait l’essence de l’Acid House. Des mélodies épurées et minimalistes mais qui tapent fort dans les sounds systems !

C’est donc en Angleterre que cette musique underground va connaitre ses plus belles heures. La jeunesse britannique a toujours été friande de révolution culturelle comme l’a été le rock ou le mouvement punk quelques décennies plus tôt.

L’histoire de l’Acid House ne peut être dissocié au Shoom, club londonien mythique, ouvert en 1987, qui a le premier, présenté ce genre de musique à l’audience britannique.

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Ces soirées se sont ensuite répandues dans tout le pays pour devenir un véritable phénomène de société. Les médias mainstream ont vite pris position contre cette jeunesse déchaînée qui se trémousse frénétiquement sur des sons agressifs avec le spectre de la drogue planant au dessus d’eux.

Au début des années 90, toute l’Angleterre est conquise par le phénomène Acid House ! C’est à cette période que se révèle les dangers d’une drogue inconnue du grand public : L’Ecstasy. Le lien entre ce produit illicite et les raves est connu de tous et inquiète les autorités au point de condamner l’Acid House dans les médias et la pratique des raves.

Pourtant, cette méfiance et ce boycott ne peut endiguer l’expansion du mouvement. En 1988, le son Stakker Humanoid rencontre un succès au delà des clubs undergrounds pour se hisser dans le top 20 des Uk Charts !

Le smiley jaune que vous voyez ci-dessus est l’emblème choisi par les fans britanniques pour symboliser l’Acid House.

Moins en vogue à l’aube du XXIème siècle, l’Acid House restera à jamais encré dans les 90’s comme un phénomène global qui a fortement contribué à la popularisation de la musique électronique en influençant par la suite des artistes majeurs comme les Daft Punk ou Laurent Garnier. Retrouvez ci-dessous quelques morceaux à découvrir pour vous plonger dans cet univers déjanté et représentatif d’une époque folle aujourd’hui révolue !

 1- Les Daft Punk, à leur début, ont baigné dans l’univers Acid !

2- Le son considéré comme inventeur de l’Acid House by Phuture

Fatboy Slim signe ici un morceau hommage au Roland TB-303

Un autre classique de 1986 (imaginez la nouveauté que ces sonorités représentaient ! )

Ainsi s’achève ce voyage initiatique dans le monde de l’underground, de la nuit et de l’Acid. Une preuve de plus que la musique est souvent à la base de révolutions culturelles majeures qui influencent des générations entières pendant des décennies car ce que nous écoutons aujourd’hui découle inéluctablement des avancées et progrès qui se sont fait par le passé !

Rédigé par Alexis,

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